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    [English Version.]



    LA  COMPAGNIE  L’EVENTAIL

    et

    LE  CONCERT  SPIRITUEL

    présentent


    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, création de l'Eventail 1999

    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, création 1999 de la Compagnie L'Eventail

    Ballet-Comédie



    Musiques de Joseph Bodin de Boismortier  (1689-1755)

    Les quatre Ballets de Village, opus 52
    La Première Sérénade ou Simphonie françoise, opus 39

    Une création originale de la Compagnie de Danse Baroque L’Eventail
    et l’ensemble instrumental Le Concert Spirituel
    coproduite par la Région Lorraine, l’Arsenal de Metz,
    le Festival de Sablé-sur-Sarthe,
    L’ADAMI et la SPEDIDAM,
    réalisé en résidence à l’Espace Carpeaux de Courbevoie


    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, Cérémonie du couronnement

    Conception Marie-Geneviève Massé et  Hervé Niquet
    Chorégraphie et mise en scène Marie-Geneviève Massé
    Direction musicale Hervé Niquet
    Costumes Alexandre Vassiliev
    Décor Nicolas de Lajarte
    Textes Jean-Yves Patte
    Les 12 danseurs de la Compagnie de Danse Baroque L’Eventail
    Un comédien
    Les 18 musiciens du Concert Spirituel
    Durée du spectacle 1 heure 30 sans entracte


    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, La Confrérie des danseurs du roi Carnaval


    La création de ce spectacle puise dans notre passé où carnaval et danse étaient présents. Mais si nous explorons notre histoire du carnaval à travers la danse nous ne voulons (ni ne pouvons) faire de la reconstitution pour faire ressurgir des fantômes. Ce serait en quelque sorte pour retrouver les traces de certains gènes héréditaires !
    La fête collective du Carnaval devient le moyen de révéler la danse qui est la manifestation la plus intime de l'homme ; un homme aux multiples reflets qui vont au-delà de l'artifice et du paraître que l'époque baroque a cristallisés.

    Plongeant leurs racines au plus profond de l’histoire, les traditions et les coutumes carnavalesques nourrissent abondamment l’art du divertissement au XVIIe siècle, la Compagnie l’Eventail évoque cette période en transportant le spectateur d'aujourd’hui dans l’univers d’un ballet au royaume de “ Haute-Folie ”, pour suivre les péripéties de Colin, le nouveau “ Roi Carnaval ” que la “ Confrérie des Baladins-danseurs ” vient d’élire.

    Sous des musiques tendres, comiques et légères de Jean-Joseph de Boismortier, des masques se dérobent ou se révèlent : hommes aux multiples reflets qui vont au delà de l’artifice et du paraître accompagnant d’ordinaire l’esthétique baroque.

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    Le Carnaval ou la Fête à l’envers

    Dans la ville, la fête bat son plein. Une joyeuse Compagnie sous la conduite du Capitaine de la Jeunesse est à la recherche d’un roi pour le Carnaval.

    Colin, jeune Gandin de Pontoise, vaniteux comme un paon se promène avec Colinette et l’entretien de ses rêves. Surgit un ours, deux Egyptiennes, le Fou, le Prince des Vanités…

    Séduit, subjugué, la tête emplie de chimères, Colin se laisse convaincre de devenir Roi de Carnaval. Alors dans cette Cour organisée pour le Plaisir et la Folie, se succèdent divertissements, ballets burlesques et danses macabres, au gré de rencontres extraordinaires avec Coquillart, des docteurs moliéresques, le Prince du Bon-Temps, un cheval-jupon…

    Mélodique et populaire, la musique de Boismortier accompagne avec humour et simplicité ce Carnaval, véritable aubaine pour une danse sur tous les tons : grotesque, lyrique, comique, tendre, farfelu.



    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, Danse du fou en cheval-jupon



    Composition de la Confrérie des danseurs du Roi Carnaval

    Colin 1er, Roi de Carnaval
    Christophe Sigognault, comédien

    Le Prince des Vanités, le greffier Coquillard,
    la Vieille Trésorière surannée, Madame Carême
    Bernard Delattre, comédien-danseur

    Colinette, l’amie de Colin
    La Princesse des Vanités
    Le Capitaine de la Jeunesse ou le Prince du Bon-Temps
    Scapin, valet du Prince en fou du Carnaval
    Le Cheval-jupon
    Le Marquis, Fanfan de Sotteville
    Turlupin, valet du Marquis
    L’Amoureux
    Le Marié
    Colombine
    Deux Egyptiennes
    Trois Docteurs
    L’Ours
    Une Bergère
    Deux Lucies
    Janus aux deux visages
    Le Diable


    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, Les danseurs du Roi Carnaval

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    Déroulement du spectacle

    Menés par le Prince du Bon Temps et le fou, les acteurs du Carnaval se multiplient selon les rôles des nombreuses saynètes que la fête exige.

    Alors que la Sérénade est le support de la trame dramaturgique, comme un récitatif, elle fait avancer l’action - les ballets de village sont les arias : des instants volés au temps de l’action. Ils sont les divertissements à l’intérieur même du spectacle.

    La Sérénade composée de 18 morceaux, découpée en plusieurs sections, ponctue et définit la promenade du Roi et les événements qui s'y rapportent : son élection, son règne, son jugement, sa condamnation puis l’exécution qui marque la fin de la fête à l’envers tandis que le Ballet de Village traite un des thèmes traditionnels du Carnaval.

    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, Entrée de la Suite du roi Carnaval

    Synopsis du ballet

    Acte I

    Dans la ville, la fête bat son plein. On en entend les échos. Une joyeuse Compagnie sous la conduite du Capitaine de la Jeunesse est à la recherche d’un roi pour le Carnaval.

    Colinette, jolie et fraîche, et Colin, jeune Gandin de Pontoise, vaniteux comme un paon et que sa vanité rend sot, se promènent la tête emplie de chimères. Colin entretient, encore et toujours, Colinette de ses rêves : comment sortir de sa simple condition ? Lui qui n’aspire qu’aux grandeurs ne pourrait-il, dans ce temps où tout est possible rencontrer Dame Fortune, celle qui peut infléchir le cours d’une vie ?

    Il en est là de ses réflexions lorsqu'un ours surgit. Heureusement, deux égyptiennes parviennent à maîtriser l’animal furieux. Colin les remercie tandis que les deux femmes scrutent avec attention le destin de Colin gravé dans le creux de sa main : il est assurément magnifique.

    Comme par enchantement une mystérieuse dame paraît : c’est la Princesse des Vanités. Avec le Fou, ils le convainquent de devenir Roi de Carnaval. Colin ne se sent plus de joie. Toute la joyeuse troupe surgit. Le Capitaine de la Jeunesse en tête, Janus et la Bergère, le Marquis de Sotteville et son valet Turlupin… tous viennent pour le couronnement.

    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, Colombine et deux Egyptiennes



    Acte II

    Alors dans cette Cour organisée pour le Plaisir et la Folie, le Fou annonce au Roi qu’un divertissement lui est offert.

    C’est une farce, une éternelle histoire d’amants, un quiproquo de toujours : se trouveront-ils enfin ? Sont-ils malades ? Qu’on les soigne ! La médecine - qui peut tout - à grand renfort de saignées et de lavements saura les guérir de leur aveuglement.

    Puisque ces heures sont si plaisantes, pourquoi ne pas tenter de les faire durer toujours ? C’est alors que Colin édicte des lois, un code immuable, le Code du Bon Temps… Avec Coquillart, fidèle greffier contrefait et benêt, les affaires ne vont pas si facilement.

    Un nouveau tableau pittoresque se présente à la Cour de Carnaval. Une vieille Trésorière Surannée, qui veut prolonger ses charmes, doit épouser Fanfan de Sotteville un naïf, plus naïf que la naïveté même… L’étrange cérémonie du mariage à l’envers se déroule alors.

    Le Roi ordonne une fête éclatante, puis un divertissement est offert aux nouveaux époux. C’est le ballet de la Métamorphose conduit par l’ours des Egyptiennes. Mais soudain, ô stupeur, il se change en Diable…

    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, Fanfan de Sotteville et la vieille Trésorière Surannée



    Acte III

    C’est la débandade. Le Fou va chercher le Roi, et le Diable revient avec l’inquiétante Madame Carême.

    Un Tribunal Imaginaire est instauré, on va juger le roi. Des batailles font rage, mais Madame Carême l’emporte, reprend ses droits.

    Le Roi est condamné après une vide parodie. Il doit renoncer à son règne et même faire un Testament burlesque ! La Mort, le Diable et ses suppôts le pourchassent sans pitié en une danse macabre.

    Les masques tombent, la Chaconne chante l’heure des adieux de la séparation jusqu'à la prochaine saison. Seul le Fou demeure : il porte un étendard, dérisoire reste d’une fête brillante. Mais lorsqu’il le retourne, on découvre l’effigie de Carnaval au milieu des flammes. C’est vraiment la fin du rêve, de la fête… à l’envers.

    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, Danse macabre et mort de Carnaval

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    Les personnages du ballet

    Au XVIIIe siècle, trois genres distincts déterminaient les rôles des danseurs :

    • le genre noble, tragique ou héroïque - c’est la danse sérieuse et majestueuse,
    • le genre demi-caractère, ou pastoral - c’est la danse demi-sérieuse pour ce qui est voluptueux, tendre et galant,
    • le genre burlesque ou populaire - c’est la danse grotesque destinée à l’état rustique, naïf et comique.

    Tous les personnages du ballet vont glisser naturellement vers l’un ou l’autre de ces genres selon leur caractère, mais aussi à l’envers puisque le Carnaval est le temps de l’inversion.

    Mais ce n’est point seulement affaire d’opportunité ou d’impunité sous le masque : la fête doit apparaître comme un mystère insaisissable. Aucun masque ne dérobe tout à fait son porteur, au contraire il le révèle. Ce n’est pas un simple faux visage mais un corps recomposé avec son port de tête, son allure, sa danse et ses gestes porteurs de sens.

    Le Carnaval ou la Fête à l'envers, La Cour du Roi Carnaval

    Le Carnaval

    Le Carnaval est une courte période de bombances et de sorties des masques, de jeux et de plaisirs avec la pénitence et les privations du carême. Il fait coïncider coutume et institution, tradition avec histoire.

    Au XVIIIe siècle, les confréries carnavalesques (l’équivalent actuellement des “bandes”, “cliques”, “batterie”) affirment l’expression du carnaval avec l’élection d’un roi de fantaisie auquel est conféré la liberté de commandement et de parole : pendant le temps de carnaval, il exerce un pouvoir éphémère.

    Ce rituel du Roi Carnaval demeure un cadre permanent et unanime qui autorise toujours l’expression réglée de la Folie : son entrée solennelle, sa présence sous un dais, le jugement final et sa disparition dans les flammes.

    En revanche, ainsi qu’en témoigne un jeune clerc en 1665, ce royaume est très organisé :

    “... Comme la ville est divisée en trois quartiers, aussi avons nous accoutumé d’élire trois princes, qui étaient les intendants des divertissements publics et qui avaient soin de tenir la jeunesse en belle humeur. On leur avait donné des noms et des principautés plaisantes ; l'un s’appelait le prince de Haute-Folie, l’autre du Bon-Temps, et le dernier prince de la Lune...


    « Musique de cour pour un roi de carnaval »   L’Est Républicain, 12 mai 1999.

    « Baroque : pour le plaisir des yeux et des oreilles »   Le Républicain Lorrain, 21 mai 1999.

    « “ Le Carnaval ou la Fête à l’envers ”, rafraîchissant mélange de danse et de musique baroques »  
       Renaud Machard, Le Monde, 4 juin 1999.

    Pendant les 105 minutes que dure ce spectacle subtilement chorégraphié par Marie-Geneviève Massé, la musique et la danse sont en constante interaction, l’une s’incarnant dans l’autre en un flux aussi touchant qu’efficace.

    « Le Carnaval de Marie-Geneviève Massé »   Figaroscope, 26 mai 1999.

    « Carnaval à Versailles »   Figaro Madame, 29 mai 1999.

    Les Saisons de la Danse, Philippe Verrièle, septembre 1999

    Co-production brillante dans des costumes fastueux, la création de Marie-Geneviève Massé pourrait n’être qu'un spectacle historique de plus. Avec un incontestable brio, la chorégraphe a su dépasser ce débat récurrent dans le monde de la danse baroque entre fidélité et création en inventant ce qu’au Moyen-Age on eût appelé une sotie : une petite fable légère et distrayante mais dont la moralité doucereuse et désabusée n’est pas sans portée...

    Le Carnaval ou la Fête à l'envers

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